Voyager en avion avec des enfants demande un peu plus d'organisation qu'un déplacement en solo, mais rien d'insurmontable. Entre les papiers à réunir, le bagage cabine à optimiser, le passage à l'aéroport et les heures passées en cabine, chaque étape a ses règles. Bien anticipées, elles évitent la plupart des mauvaises surprises : un contrôle de sécurité qui s'éternise, un siège séparé du reste de la famille ou un enfant qui pleure au décollage. Voici, étape par étape, les conseils qui rendent le trajet plus simple, que vous partiez avec un nourrisson ou avec des enfants déjà grands.
Réserver et préparer son vol : les bons réflexes
Tout commence à la réservation. Si vous voyagez avec de jeunes enfants, réservez tôt et vérifiez que vos sièges sont bien attribués côte à côte : sur les billets les plus économiques et chez les compagnies low-cost, le placement automatique de la famille n'est pas toujours garanti, et regrouper tout le monde peut être payant. Mieux vaut le régler avant le départ qu'à la porte d'embarquement.
Choisissez aussi l'horaire en fonction du rythme de vos enfants. Sur un long-courrier, un vol de nuit permet souvent aux plus jeunes de dormir une bonne partie du trajet. Sur un vol court, un départ en milieu de journée, après la sieste, est parfois plus confortable qu'un vol très matinal.
Prévoyez enfin d'arriver largement en avance : comptez environ deux heures pour un vol en France ou en Europe, et trois heures pour un long-courrier. Avec des enfants, ce temps supplémentaire n'est jamais de trop. Renseignez-vous en amont sur les services proposés aux familles dans votre aéroport de départ : nos Conseils d'assistance à l'aéroport pour les familles aident à repérer files prioritaires, espaces bébé et points pratiques avant même d'arriver.
Un mot sur les tout-petits : la plupart des compagnies acceptent les bébés à partir de sept jours environ, certaines recommandant d'attendre deux à trois semaines. En cas de doute, demandez l'avis de votre pédiatre et vérifiez les conditions précises de votre compagnie.
Quels papiers pour voyager en avion avec des enfants ?
C'est la question qui bloque le plus de familles à l'embarquement. Règle de base : chaque enfant, même un nourrisson, doit posséder son propre document d'identité. Le livret de famille ne suffit pas — il ne fait pas office de titre de voyage.
Pour un vol au sein de l'Union européenne ou de l'espace Schengen, une carte nationale d'identité (CNI) en cours de validité suffit généralement. Pour une destination hors UE, le passeport est obligatoire, parfois accompagné d'un visa ; pensez à vérifier sa date de validité, car certains pays exigent qu'il reste valable plusieurs mois après la date de retour prévue.
L'autorisation de sortie du territoire (AST) est une autre source de confusion. Elle n'est nécessaire que si l'enfant voyage sans un parent titulaire de l'autorité parentale — par exemple avec un grand-parent, un proche ou en colonie. Il s'agit du formulaire Cerfa n° 15646*01, gratuit et téléchargeable sur service-public.fr, à signer par un parent et à accompagner d'une photocopie de sa pièce d'identité. Si vous voyagez avec votre propre enfant, cette autorisation n'est pas requise ; gardez simplement de quoi prouver le lien de filiation (livret de famille ou acte de naissance), qui peut vous être demandé.
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Destination |
Pièce d'identité de l'enfant |
Autorisation de sortie du territoire |
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France métropolitaine |
CNI ou passeport conseillé (exigé par la compagnie à partir de 13 ans) |
Non |
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UE / espace Schengen |
CNI ou passeport en cours de validité |
Seulement si l'enfant voyage sans un parent |
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Hors UE |
Passeport (visa éventuel selon le pays) |
Seulement si l'enfant voyage sans un parent |
Un dernier conseil : les délais pour obtenir ou renouveler une pièce d'identité restent longs, surtout avant l'été. Vérifiez les dates d'expiration au moins trois à quatre mois avant le départ.
Le bagage cabine : liquides, repas et indispensables
Bonne nouvelle pour les parents de bébés : la fameuse règle des 100 ml ne s'applique pas à l'alimentation infantile. Lait maternel, lait en poudre, eau pour préparer le biberon et petits pots sont autorisés en cabine au-delà de 100 ml, en quantité raisonnable pour la durée du voyage. La seule condition est que l'enfant voyage bien avec vous. Présentez ces produits séparément au contrôle : les agents peuvent vous demander de les ouvrir, voire de les goûter, pour vérification.
Pour les enfants plus grands, glissez des en-cas solides (biscuits, fruits, barres) : ils ne sont soumis à aucune restriction et sauvent bien des moments d'attente. Une gourde vide passera le contrôle sans problème et se remplira aux fontaines après la sécurité.
Le reste du bagage cabine mérite réflexion. Prévoyez à portée de main :
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un doudou ou l'objet préféré, indispensable pour rassurer ;
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une tenue de rechange complète (pour l'enfant, et parfois pour vous) ;
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des lingettes, un petit nécessaire de toilette et une mini-pharmacie ;
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de quoi occuper : tablette chargée avec écouteurs adaptés, livres, coloriages, quelques petites surprises à sortir au bon moment.
Gardez également vos titres de transport et pièces d'identité facilement accessibles : vous les présenterez plusieurs fois, et fouiller un sac avec un enfant dans les bras n'a rien d'agréable.
À l'aéroport : réduire l'attente en famille
L'aéroport est souvent l'étape la plus redoutée. Quelques réflexes changent tout. Enregistrez-vous en ligne pour éviter une file inutile, et repérez les files prioritaires familles, proposées dans la plupart des grands aéroports européens. Elles font gagner un temps précieux au contrôle.
Beaucoup de compagnies proposent aussi un embarquement anticipé aux familles avec de jeunes enfants. Chez les compagnies low-cost, cet embarquement prioritaire est parfois payant : à vous de juger s'il vaut le coût, sachant que certains parents préfèrent au contraire embarquer en dernier pour laisser les enfants se dépenser jusqu'au bout.
Au portique de sécurité, vous devrez prendre votre bébé dans les bras ; la poussette passe pliée sur le tapis roulant, ou sous le portique si elle est trop volumineuse. Côté transport, la plupart des compagnies acheminent la poussette gratuitement en soute, souvent avec un siège auto. Les modèles pliants et compacts sont parfois acceptés en cabine, selon la place disponible. Dans certains aéroports, vous pouvez déposer la poussette à la porte d'embarquement et la récupérer à la sortie de l'avion — pratique, mais attention : en cas de correspondance, quelques aéroports comme Paris-Charles-de-Gaulle ne la restituent pas à la porte. Prévoyez alors un porte-bébé ou une poussette assez compacte pour la cabine, et protégez-la dans une housse.
Enfin, profitez des espaces dédiés : les aéroports parisiens disposent d'espaces bébé avec table à langer, chauffe-biberon, micro-ondes et coin allaitement, ainsi que d'aires de jeux pour les plus grands. Faites-y manger et bouger les enfants avant l'embarquement : un enfant rassasié et fatigué s'endort bien plus facilement une fois à bord.
Pendant le vol : oreilles, sommeil et occupation
La gêne aux oreilles au décollage et à l'atterrissage est la crainte numéro un. La solution est simple : faire déglutir l'enfant à ces moments-là. Pour un bébé, proposez le sein, le biberon ou la tétine pendant la montée et la descente ; pour un plus grand, une boisson à la paille, un bonbon ou un chewing-gum suffisent généralement.
Habillez vos enfants avec des vêtements confortables et prévoyez une couche supplémentaire (pull, chaussettes) : la cabine est souvent fraîche. Sur un long-courrier, certaines compagnies proposent, selon la classe de voyage et sous réserve de disponibilité, un berceau pour les nourrissons : demandez-le dès la réservation.
Pour le reste, alternez les activités calmes et sortez vos surprises au compte-gouttes plutôt que tout d'un coup. N'hésitez pas à solliciter le personnel de bord : habitué aux familles, il se montre souvent d'une aide précieuse pour réchauffer un biberon ou trouver une solution en cas de besoin.
Après l'atterrissage : rejoindre votre hébergement facilement
Après plusieurs heures de vol avec des enfants fatigués, la dernière chose que l'on souhaite est de chercher longuement comment rejoindre son hôtel, valises et poussette à la main. Anticiper ce trajet fait souvent la différence entre une arrivée sereine et une fin de voyage épuisante.
Selon la destination, plusieurs options s'offrent à vous : taxi, transports en commun ou transfert privé réservé à l'avance. Pour une famille chargée de bagages et d'équipements pour enfants, un transfert privé de porte à porte présente un vrai confort : un chauffeur vous attend à la sortie et vous conduit directement à votre hébergement, sans changement ni attente. Des services comme Transpovia permettent de réserver ce type de trajet en amont ; si vous avez besoin d'un siège enfant, précisez-le au moment de la réservation.
Questions fréquentes
À partir de quel âge un bébé peut-il prendre l'avion ?
En général dès sept jours environ, mais certaines compagnies recommandent d'attendre deux à trois semaines. Demandez l'avis de votre pédiatre et vérifiez les conditions de votre compagnie avant de réserver.
Peut-on emporter du lait et des petits pots en cabine ?
Oui. L'alimentation pour bébé (lait, eau pour biberon, petits pots) est autorisée au-delà de 100 ml, en quantité raisonnable pour le voyage, à condition que l'enfant vous accompagne. Présentez ces produits séparément au contrôle, où ils peuvent être vérifiés.
Faut-il une autorisation de sortie du territoire pour voyager avec son enfant ?
Non, pas si vous voyagez avec votre propre enfant. L'AST n'est obligatoire que lorsque le mineur part sans un parent titulaire de l'autorité parentale. Gardez tout de même de quoi prouver votre lien de filiation.
Comment limiter la gêne aux oreilles au décollage ?
Faites déglutir l'enfant pendant la montée et la descente : sein, biberon ou tétine pour un bébé, boisson, bonbon ou chewing-gum pour un plus grand.
Avant de partir
Vérifiez la validité des pièces d'identité de chacun, relisez la politique « bébé et enfants » de votre compagnie, préparez un bagage cabine malin et arrivez à l'aéroport avec de la marge. Un dernier réflexe utile : réservez votre transfert vers l'hébergement à l'avance, pour être attendu dès la sortie de l'avion et clore le voyage en douceur.

